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Peut-être êtes-vous de
ces poètes qui se plaisent à faire rimer
leur repas avec l'état de la mer.
Qui, les jours de vagues folles, choisissent le bar
fraîchement capturé dans les remous. Qui
s'enchantent d'associer le bleu des homards au temps
bleu. Qui lorsque le raz blanchard est vert de rage,
dégustent l'émeraude de quelques huîtres
calfeutrées dans la nacre de leur petite mer
si paisible (elle !) et si goûteuse. Qui en automne,
ne jurent que par la soupe de poissons dont la rousseur
s'accorde aux couleurs de la lande. Qui, par vent de
grande froidure, se réconfortent d'un chaleureux
gigot des agneaux bien laineux de notre Hague....
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